Plus je regarde les marmots et leurs parents dans la rue, plus je me demande pourquoi on m’interdirait d’en adopter…
Il faut le reconnaître, ça donne très envie : hier encore, au Parc de la Tête d’Or, je voyais cinq gamins courir, l’un d’entre eux tomber et les autres l’aider à se relever et lui enlever les saletés qu’il s’était mises sur les genoux. Et bien des scènes comme ça, même si ça fait très « Carte Postale des années 80 » où les enfants ont des rôles d’adulte, même si c’est rare et pas forcément représentatif de la vie de parent, ça m’émeut quand même pas mal. Mais non, c’est interdit pour moi, parce qu’on juge que j’aurai une mauvaise influence sur mes enfants.
Et là, je confesse, être un couple homosexuel pour élever un enfant n’est peut-être pas une situation idéale. Il est vrai qu’il va falloir donner des explications, que d’autres enfants peuvent avoir des propos blessants, qu’élever un enfant hétérosexuel quand on est homosexuel peut être un peu déroutant. Mais existe-t-il seulement une situation idéale ? Un couple vivant sur un SMIC, un couple qui pourrit ses enfants, un handicapé, un parent célibataire tout simplement, ne devraient-ils pas tous être aussi interdits d’avoir des enfants ? Ce ne sont pas des situations idéales n’est-ce pas ?
Et pourtant, on ne peut pas interdire à un couple d’avoir des enfants (ou d’adopter) sur une condition a priori, puisqu’on ne peut connaître à l’avance le comportement des parents vis-à-vis de leur enfant. Tout comme un chômeur peut être un meilleur père qu’un parton de multinationale, tout comme un aveugle peut mieux élever son enfant qu’un voyant, un couple homosexuel peut mieux élever son enfant qu’un couple hétérosexuel. L’orientation sexuelle d’une personne ne présage en rien de sa capacité à élever un enfant.
Et là encore, regarder les marmots et leurs parents dans la rue est plutôt instructif… Parce qu’au cours de la même journée passée à la Tête d’Or, j’ai également croisé un père voulant mettre une baffe à son fils parce qu’il allait trop vite à vélo et une mère qui discutait tranquille pendant que son enfant s’était fait mal, bref autant de situations qui n’avaient d’idéal que le nom.

Et voici quelques nouvelles, qui vont changer des débats "Pour ou contre la communauté ?". J'ai donc décidé de me remettre à la photo, pour les portraits essentiellement mais pas seulement. J'ai donc décidé de m'associer avec Cédrick pour prendre de mignons garçons en photo et laisser libre cours à mon inspiration créatrice :)
Samedi dernier, c'était la Gay Pride à Lyon, samedi prochain elle aura lieu à Paris, le suivant encore à Marseille. Autant de manifestations riches en couleurs, en son, en revendications etc. et pourtant, certains homosexuels décident de ne pas y participer.